<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>Traumapsy</title>
	<link>http://traumapsy.com/</link>
	<description>Reconna&#238;tre les traumatismes psychiques, former les professionels de la sant&#233;, aider les victimes de traumatisme psychique. Organisation &#224; but non lucratif sans appartenance philosophique, politique ou religieuse.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>





	<item>
		<title>Notre voeu pour 2013 : Provoquons la chance !</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article609</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article609</guid>
		<dc:date>2012-12-21T11:50:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23">Actualit&#233;</category>


		<description>Dans &quot;&#231;a m'int&#233;resse&quot; de Novembre 2012, quelques conseils bien pr&#233;cieux du Pr Philippe GABILLIET, du Dr Christophe Andr&#233;, du Dr Richard Wiseman. &lt;br /&gt;Augmenter sa chance... Ce n'est pas du luxe pour ceux qui souffrent d'un SPT et ont v&#233;cu une situation traumatisante car &quot;on a l'impression' que rien ne va plus, qu'on est vou&#233; &#224; la guigne. &lt;br /&gt;Evidemment, avoir une attitude positive quand on est angoiss&#233; ou au trente-sixi&#232;me dessous, c'est plus facile &#224; dire qu'&#224; faire. Quant aux mouchoirs en papier pour nos (...)


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Dans &quot;&#231;a m'int&#233;resse&quot; de Novembre 2012, quelques conseils bien pr&#233;cieux du Pr Philippe GABILLIET, du Dr Christophe Andr&#233;, du Dr Richard Wiseman.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Augmenter sa chance... Ce n'est pas du luxe pour ceux qui souffrent d'un SPT et ont v&#233;cu une situation traumatisante car &quot;on a l'impression' que rien ne va plus, qu'on est vou&#233; &#224; la guigne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Evidemment, avoir une attitude positive quand on est angoiss&#233; ou au trente-sixi&#232;me dessous, c'est plus facile &#224; dire qu'&#224; faire. Quant aux mouchoirs en papier pour nos gros yeux mouill&#233;s, on se demande bien quand on va pouvoir s'en s&#233;parer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais une &#233;tude sur un panel de 700 personnes le montrent : le groupe des chanceux n'a pas la m&#234;me vision du monde, et adopte un comportement diff&#233;rent face &#224; la vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On a pu d&#233;gager quatre sp&#233;cificit&#233;s -insupportables pour les personnes qui ont un SPT MAIS quand on est pris en charge et soign&#233;, on finit par aller mieux et par &quot;pouvoir le faire&quot; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1&#176; AVOIR UNE VISION OPTIMISTE DE LA VIE.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un trait de la personnalit&#233; qui facilite la chance par ricochet, car la vision positive des optimistes les aide &#224; trouver des solutions. En fait notre vie est une succession d'opportunit&#233;s que nous avons rencontr&#233;es ou non, os&#233; saisir ou non, et su, plus ou moins bien utiliser. Envies, projets : il faut affirmer son droit &#224; la chance : M&#234;me si vous n'y croyez pas, notre inconscient y croit. Il faut se poser la question : &quot;quest-ce que j'ai vraiment envie d'&#234;tre, de faire, d'avoir ?&quot; Cela va cr&#233;er un certain nombre de choses autour de vous, &#224; nourrir avec la lecture,des &#233;changes etc... Mais il faut aussi jouer avec le hasard, rien n'est certain of course ! Et aussi : plus on anticipe un &#233;v&#232;nement, plus on favorise sa r&#233;alisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au final quand m&#234;me : le secret c'est l'action. M&#234;me une toute petite action, ce serait bien...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2&#176; SAVOIR ETRE DISPONIBLE ET ATTENTIF.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une diff&#233;rence tr&#232;s claire entre les chanceux et les malchanceux !
Savoir regarder autour de soi, ne serait-ce que pour ramasser une pi&#232;ce de monnaie par terre et engager une conversation par exemple... Mais aussi savoir r&#233;sister &#224; une prise de d&#233;cision trop rapide en la reportant pour la prendre au calme. M&#233;diter pour affuter notre attention et nous apporter du calme int&#233;rieur, pour s'int&#233;resser aux autres et ne plus se centrer sur nous-m&#234;me et notre mal-&#234;tre. Devenir ainsi plus serein pour appr&#233;cier de toutes petites choses et aussi de toutes petites chances !
Savoir d&#233;connecter (partir faire la vaisselle ou du repassage permet parfois de &quot;faire un blanc&quot; productif) pour &#233;couter son intuition apr&#232;s avoir pris de recul : un atout des chanceux !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3&#176;REBONDIR AU LIEU DE SE LAISSER SOMBRER.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ouh la... C'est la fameuse r&#233;silience.
On ne peut pas tout controler dans la vie, et en cas de coup du sort, les chanceux se disent qu'il n'y a pas de raison que &#231;a recommence, tandis que les malchanceux fondent leurs attentes en fonction du pass&#233;, et que &#231;a va se r&#233;p&#233;ter. C'est peut-&#234;tre le plus difficle &#224; faire mais apr&#232;s une l&#233;gitime p&#233;riode de deuil ou de &quot;victimisation&quot;, il n'y a pas de raison d'&#234;tre des &quot;bannis de bonheur&quot;. Une autre forme de bonheur certainement mais de bonheur quand m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4&#176; ALLER VERS LES AUTRES POUR CREER UN RESEAU.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela est difficile quand on a un SPT, mais d&#232;s que l'on va mieux... Les chanceux cherchent plus le regard de leurs interlocuteurs et sourient plus que les malchanceux. En parlant &#224; son voisin, en n'ignorant pas les autres,en appelant au t&#233;l&#233;phone des amis lointains, on risque de trouver une connexion insoup&#231;onn&#233;e. Il faut donc cr&#233;er &quot;un r&#233;seau de chance&quot; ! Avoir de nombreuses relations qui permettent d'&#234;tre susceptibles de d&#233;clencher un &quot;truc&quot; pour atteindre un de nos objectifs. Et aussi : aidez les autres m&#234;me sans espoir de retour car en g&#233;n&#233;ral, il y a r&#233;ciprocit&#233;.
Attention : &#224; notre avis : les r&#233;seaux de victimes sont une aide essentielle mais pendant un temps bien l&#233;gitime. Apr&#232;s il faut petit &#224; petit savoir vivre autrement que dans ce seul r&#233;seau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s tout cela, certain de d&#233;crocher le &quot;jackpot&quot; ? Pas s&#251;r mais des choses int&#233;ressantes : OUI !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>IHMeC - Institut pour l'Histoire et la M&#233;moire des Catastrophes</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article608</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article608</guid>
		<dc:date>2012-11-23T08:24:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique14">Liens</category>


		<description>Ce site Internet a pour objet de travailler sur la m&#233;moire des &#233;v&#233;nements qui ont &#233;t&#233; per&#231;us sur les territoires comme des catastrophes, que leur origine soit naturelle sanitaire, technologique ou &#233;conomique, en France comme &#224; l'&#233;tranger, afin de favoriser leur r&#233;appropriation et la r&#233;silience des g&#233;n&#233;rations futures.

-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Liens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Ce site Internet a pour objet de travailler sur la m&#233;moire des &#233;v&#233;nements qui ont &#233;t&#233; per&#231;us sur les territoires comme des catastrophes, que leur origine soit naturelle sanitaire, technologique ou &#233;conomique, en France comme &#224; l'&#233;tranger, afin de favoriser leur r&#233;appropriation et la r&#233;silience des g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Un t&#233;moignage qui nous fait tr&#232;s plaisir !</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article605</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article605</guid>
		<dc:date>2012-07-13T10:25:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23">Actualit&#233;</category>


		<description>Les enfants, les ados aussi sont des victimes potentielles et sont souvent encore moins inform&#233;s que les adultes. Alors ce petit mail tout simple nous donne l'espoir que certains sont venus sur le site et y ont trouv&#233; des r&#233;ponses &#224; leur &#233;tat. Merci L&#233;a ! &lt;br /&gt;Bonjour je m'appelle L&#233;a, et &#224; la suite d'un stage de d&#233;couverte chez un kin&#233;, j'ai entendu parler de ce site.J'ai aussit&#244;t &#233;t&#233; voir le lendemain ! Je trouve ce site tr&#232;s bien expliqu&#233;, et gr&#226;ce aux d&#233;tails moi-m&#234;me (ados de 14 ans ) j'ai compris le (...)


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Les enfants, les ados aussi sont des victimes potentielles et sont souvent encore moins inform&#233;s que les adultes. Alors ce petit mail tout simple nous donne l'espoir que certains sont venus sur le site et y ont trouv&#233; des r&#233;ponses &#224; leur &#233;tat. Merci L&#233;a !&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Bonjour je m'appelle L&#233;a, et &#224; la suite d'un stage de d&#233;couverte chez un kin&#233;, j'ai entendu parler de ce site.J'ai aussit&#244;t &#233;t&#233; voir le lendemain !
Je trouve ce site tr&#232;s bien expliqu&#233;, et gr&#226;ce aux d&#233;tails moi-m&#234;me (ados de 14 ans ) j'ai compris le message que voulais faire passer le site.
Je vous conseil d'aller y jeter un coup d'oeil,car &#231;a peut vous apprendre pleins de choses ! Au revoir et bonjour &#224; l'association !&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>25 ans. Le temps de la souffrance suivi de la gu&#233;rison d'un jeune appel&#233;.</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article604</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article604</guid>
		<dc:date>2012-07-13T10:18:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique18">T&#233;moignages</category>


		<description>Un t&#233;moignage tr&#232;s d&#233;taill&#233; des sympt&#244;mes de stress post traumatiques ayant suivi un sauvetage dramatique puis de la prise en charge, 25 ann&#233;es apr&#232;s, de cet homme arriv&#233; au bord du suicide et finalement gu&#233;ri. Une belle le&#231;on d'espoir pour tous ceux qui souffrent. &lt;br /&gt;Il y a des ann&#233;es. Je fais mon service militaire. Je suis auxiliaire sanitaire, soit quelque chose comme aide soignant. J'ai re&#231;u une formation de base deux mois au centre d'instruction du service de sant&#233; des arm&#233;es. Un dimanche, une arme &#224; (...)


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Un t&#233;moignage tr&#232;s d&#233;taill&#233; des sympt&#244;mes de stress post traumatiques ayant suivi un sauvetage dramatique puis de la prise en charge, 25 ann&#233;es apr&#232;s, de cet homme arriv&#233; au bord du suicide et finalement gu&#233;ri. Une belle le&#231;on d'espoir pour tous ceux qui souffrent.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a des ann&#233;es.
Je fais mon service militaire. Je suis auxiliaire sanitaire, soit quelque chose comme aide soignant. J'ai re&#231;u une formation de base deux mois au centre d'instruction du service de sant&#233; des arm&#233;es.
Un dimanche, une arme &#224; feu touche par balle un camarade. Nous sommes r&#233;ellement isol&#233;s loin de tout secours et &#232;s qualit&#233; d' &#171; infirmier &#187; je dois remplir le r&#244;le de samu et d'h&#244;pital de campagne sans exp&#233;rience, sans mat&#233;riel et avec une formation succincte &#224; peine sup&#233;rieure au brevet de secouriste.
Je r&#233;alise instantan&#233;ment la gravit&#233; de la situation. Les poils de mes bras se dressent, j'ai la chair de poule, je n'entends plus les camarades qui m'entourent ; je comprends l'anormalit&#233; de la situation et que c'est maintenant &#224; mon tour d'agir puisque je suis l&#224; pour cela. Je n'h&#233;site pas, je sais ce que je dois faire, j'ai re&#231;u une formation pour cela. Je fais quelques pas en arri&#232;re pour chercher la lourde valise en bois contenant la bouteille d'oxyg&#232;ne de secours. Je l'empoigne et repars en courant vers la victime. Mon cerveau ferme une &#224; une ses diff&#233;rentes &#171; cases &#187; : intelligence, perception de l'environnement, &#233;motions, peur pour ne garder ouverte que celle de ma mission l'obligation absolue de sauver mon camarade.
L'&#233;tat dans lequel je me trouve est difficile &#224; relater. Je sais exactement ce que je dois faire, mais je n'ai aucune exp&#233;rience, alors j'y vais. L'entourage s'efface, dispara&#238;t. J'ai l'impression d'&#234;tre isol&#233; dans un infini, dans un halo inond&#233; de lumi&#232;re blanche et aveuglante, seul, je ne vois plus rien ni personne. Je ne r&#233;fl&#233;chis plus, j'agis.
Le c&#339;ur ne bat plus, il faut entamer le massage cardiaque. J'agis m&#233;caniquement. Je transpire, je lutte, mais je reste efficace. Il faut, je dois le sauver. Je tente de poser une perfusion, je ne trouve pas la veine et je n'y parviens pas. Il faut tout tenter jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des secours. En attendant, ici, les secours, c'est moi. Les heures passent lentement, le temps dure longtemps.
Le m&#233;decin arrive enfin , je m'&#233;carte, il ausculte la victime et d&#233;clare imm&#233;diatement : d&#233;c&#233;d&#233;. C'est fini. Je m'&#233;carte, je pars en courant d&#233;crivant une sorte d'arc de cercle, en hurlant la bouche grande ouverte, un long cri d&#233;ment qui d&#233;chire le ciel. Jusqu'&#224; cette extr&#233;mit&#233; l&#224;, je n'irai plus jamais. Ai je &#224; ce moment repris contact avec la r&#233;alit&#233; ou l'ai je au contraire perdu ? Je ne sais pas. Un copain me regarde inquiet, je tremble de l'int&#233;rieur tout en gardant le corps immobile &#224; l'ext&#233;rieur. Je suis comme une b&#234;te apeur&#233;e.
Quelques mois plus tard je suis rentr&#233;, &#224; la maison, chez mes parents. Je n'ai rien dit. Pourquoi parler ? Comment dire ce qui pour moi &#233;tait indicible ? Je souffrais, j'apportais des r&#233;ponses fausses &#224; mes questions et je pouvais &#224; peine voir ma gueule dans la glace car je me sentais coupable. Si je parlais, je redoutais les commentaires : &#171; C'est terrible &#187; ou &#171; Ce n'est rien &#187;, les regards de travers. Je ne voulais pas flancher, ni devant eux, ni devant personne. Je crois surtout que je ne voulais pas leur faire de peine. Chacun a ses limites, la mienne, celle de la parole. Je n'&#233;tais pas tr&#232;s bavard avant mon service militaire, je l'&#233;tais encore moins &#224; mon retour. Il y a des choses qu'on ne veut pas dire et d'autres qu'on ne peut m&#234;me pas prononcer parce que les mots ne parviennent pas &#224; sortir de la bouche. Il n'est pas facile d'accepter la mort violente pr&#232;s de soi, de supporter l'&#233;chec du sauvetage, les images et les odeurs horribles.
La mort n'est pas une id&#233;e simple, elle vient vous rendre visite r&#233;guli&#232;rement, jour et nuit. Sans fin, tout le temps. Jusqu'&#224; ces jours, pr&#232;s de vingt cinq ans apr&#232;s, la plupart de mes nuits sont faites d'insomnies et de cauchemars, m&#234;lant la mort et des familiers. Je ne suis plus capable de regarder une sc&#232;ne de r&#233;animation, fut-elle de fiction &#224; la t&#233;l&#233;vision (je veux dire que je ferme les yeux ou que je quitte la pi&#232;ce). Le bruit des p&#226;les d'h&#233;licopt&#232;re m'est insupportable. Ce sont les sympt&#244;mes d'une maladie dont j'apprendrai le nom plus tard.
Les cauchemars sont petit &#224; petit devenus plus fr&#233;quents avant de s'installer avec plus de r&#233;gularit&#233;, plusieurs fois par semaine. Le temps de ma maladie se d&#233;compte en semestre et en ann&#233;es, il n'y a pas de changement brutal, pas d'&#224; coups, son d&#233;roulement s'&#233;tend sur vingt-cinq ans. Cette lenteur permet au mal de s'installer doucement et insidieusement. Le plus remarquable est que je m'y habitue, j'arrive &#224; dompter les r&#233;veils nocturnes et &#224; installer une routine, toujours la m&#234;me. Dans un moment de sommeil profond je me r&#233;veille en sursaut, je prends alors trente seconde pour respirer, me l&#232;ve pour boire un verre d'eau qui tout en me d&#233;salt&#233;rant me nettoiera le cerveau, un petit tour au toilettes et je me recouche sur le dos les mains crois&#233;es sur le torse comme un gisant et je me rendors rapidement. L'enfer est dans les d&#233;tails. Rien n'est tr&#232;s extraordinaire dans ce qui pr&#233;c&#232;de mais c'est l'habitude qu'on prend, qu'on s'impose pas instinct de conservation pour garder une vie normale qui est satanique. Ce qui est normalement l'exception, le cauchemar, devient la norme et gr&#226;ce &#224; un petit protocole formel on s'y plie et s'y habitue. Les images intrusives sont arriv&#233;es apr&#232;s les cauchemars, je ne saurai pas pr&#233;ciser exactement la p&#233;riode et je ne me rends pas imm&#233;diatement compte de l'anormalit&#233; de la chose. Elles arrivent n'importe quand, mais plus sp&#233;cifiquement quand la pens&#233;e n'est pas accapar&#233;e par un sujet de r&#233;flexion particulier, que mon esprit peut vagabonder, se laisser porter par la vague et continuer sur son erre. Quelques exemples, la course &#224; pied, les embouteillages, quand je fais la vaisselle (rare, la vaisselle). Si nous d&#238;nons avec des amis et que la conversation m'ennuie, mon esprit divague et les images intrusives arrivent. Autant les cauchemars sont g&#233;rables autant l'intrusion visuelle ne l'est pas. Il faut un &#233;v&#233;nement ext&#233;rieur pour que cela cesse. Les visions ne s'arr&#234;tent jamais d'elles m&#234;mes ni parce que je l'ai d&#233;cid&#233;.
La population qui souffre des m&#234;mes troubles que moi adopte des conduites d'&#233;vitement g&#233;ographique, elles ne peuvent plus fr&#233;quenter certains lieux, le bus par exemple si le traumatisme est issu d'un fait s'y &#233;tant pass&#233;. Des gens peuvent &#234;tre men&#233;s &#224; changer de trottoir sans raison ou &#234;tre pris de panique &#224; l'approche d'un lieu ressemblant &#224; celui du drame. Rien de tel chez moi. Il n'y a aucune chance que je retourne un jour &#224; cet endroit, je ne fr&#233;quente pas de militaires dont l'uniforme pourrait m'inqui&#233;ter m&#234;me si j'en croise parfois dans les gares, et je n'ai aucun contact avec les armes &#224; feu. En revanche je ne peux supporter ni les sc&#232;nes de meurtre, ni celle de secourisme et encore moins le bruit de l'h&#233;licopt&#232;re. J'ai mis en place une strat&#233;gie basique et simplissime d'&#233;vitement qui consiste devant la t&#233;l&#233;vision &#224; toujours rester vingt centim&#232;tres en retrait des autres spectateurs de fa&#231;on &#224; pouvoir fermer les yeux sans &#234;tre rep&#233;r&#233;. Si les paroles ou le son qui accompagnent les images sont insupportables, je quitte la pi&#232;ce proposant un caf&#233; ou pr&#233;textant une pause pipi. Lors de films ou de reportages tr&#232;s violents certains ont du s'interroger sur le fonctionnement de ma prostate.
Tr&#232;s &#233;tonnante est l'impossibilit&#233; d'en parler. J'ai essay&#233; plusieurs fois ; plus exactement j'ai pr&#233;tendu vouloir essayer, avant d'en abandonner rapidement l'id&#233;e. Avec mes parents par exemple, si je dois aller d&#238;ner chez eux, je me pr&#233;pare &#224; leur raconter, &#224; tout d&#233;baller dans le genre : &#171; il faut que je vous raconte quelque chose ... &#187; et en me mettant &#224; table ( !) j'y renonce persuad&#233; qu'ils ne comprendront pas et je trouve facilement mille raisons qui me convainquent de rester silencieux. Avec eux comme avec n'importe qui d'autre j'ai peur d'&#234;tre ridicule, j'ai peur de ne pas trouver les mots, j'ai peur d'&#234;tre incompris, j'ai peur tout court. Sur ce sujet j'ai peur de tout. La v&#233;rit&#233; est que je ne veux rien dire. Les tr&#232;s rarissimes fois o&#249; j'accepte d'aborder le sujet avec ma femme, vingt ans de mariage dont vingt d'amour, m&#234;me avec elle j'ai une mont&#233; d'&#233;motion invraisemblable, la chair de poule et la bouche s&#232;che, je suis comme transport&#233; sur place, les mots ne parviennent pas &#224; sortir de mon gosier. Pas une expression toute faite, ils ne sortent physiquement pas. Malgr&#233; ses sollicitations nous n'en avons parl&#233; que quelques rares fois en vingt ans et encore de fa&#231;on extr&#234;mement succincte en raison de mon mutisme. Les ann&#233;es passant n'arrangent assur&#233;ment pas le probl&#232;me. Vingt ans et toujours cette incapacit&#233; totale &#224; en parler, c'est inqui&#233;tant.
Depuis peu de temps est arriv&#233;e la perte de confiance en moi, derni&#232;re station avant la fin quand tout semble d&#233;risoire et vain, engendrant la mont&#233;e des id&#233;es morbides voire pr&#233;-suicidaires. Pas les id&#233;es noires du d&#233;pressif vrai qui veut ou &#224; besoin d'en finir mais la sensation neutre de se tenir au bord du gouffre et de se dire &#171; pourquoi pas &#187; ? Au cours de l'ann&#233;e il y a des hauts et des bas. La maladie fonctionne comme une courbe sinuso&#239;dale, une onde dont la fr&#233;quence entre deux points haut ou points bas est d'environ trois mois. Au points hauts je fais des cauchemars entre trois et cinq fois par semaine, je suis &#233;nerv&#233;, peu int&#233;ress&#233; par le quotidien, &#233;nerv&#233; contre tout. Le point bas correspond &#224; une p&#233;riode plus propice &#224; la projection dans le futur, les cauchemars tombent &#224; un ou deux par semaine, c'est la d&#233;tente. Le passage entre les deux se fait de fa&#231;on invisible, un beau jour je me dis : &#171; Tiens tout va bien &#187;. Ce rythme entretient la maladie car &#224; une p&#233;riode difficile succ&#232;de toujours une p&#233;riode de mieux qui me fait penser : &#171; Tu vois, t'as raison de tenir bon la barre dans le gros temps puisque &#231;a va mieux apr&#232;s &#187;. En revanche je ne me dis jamais que &#231;a ira plus mal apr&#232;s une p&#233;riode de calme. Apr&#232;s la pluie le beau temps mais jamais apr&#232;s le beau temps la pluie. Un sorte de pens&#233;e magique m'am&#232;ne &#224; penser que j'irai mieux demain mais jamais l'inverse. Du coup je suis dur au mal et bienveillant envers moi m&#234;me quand tout va bien. En revanche les images intrusives adoptent un rythme d'apparition constant ind&#233;pendant du cycle trimestriel. Elles sont toujours l&#224;, plusieurs fois par jour.
L'onde d&#233;crite plus haut ne situe pas sur un plan horizontal, elle est pos&#233;e sur une courbe exponentielle. Pendant vingt cinq ans, bien que s'&#233;levant l&#233;g&#232;rement elle semble horizontale pour moi qui me prom&#232;ne dessus et puis un beau ( ?) jour elle s'&#233;l&#232;ve brusquement vers le ciel. Pendant toutes ces ann&#233;es j'ai &#233;t&#233; pouss&#233; vers un mur tellement lointain que j'&#233;tais convaincu que ma vie s'ach&#232;verait naturellement avant que le mur ne me rattrape. Pas de probl&#232;me, j'ai de l'avance, je l'aurai &#224; la course. Mais je n'avais pas pr&#233;vu l'acc&#233;l&#233;ration subite du temps et sa mont&#233;e en fl&#232;che. Tellement subite que me suis retrouv&#233;, sans m'en rendre compte, accul&#233; dans un coin de mur face &#224; une meute de loups hurlants, la bave aux babines pr&#234;ts &#224; me croquer. Ce jour l&#224;, j'ai pris mon courage &#224; deux mains et j'ai bien difficilement expliqu&#233; &#224; ma femme o&#249; j'en &#233;tais. Il n'y avait plus que deux choix possibles : ne rien faire et vu la soudaine et impr&#233;vue mont&#233;e de la vitesse d'&#233;coulement du sablier je crains qu'avant peu je ne me sois rendu &#224; la meute ou &#224; la pile d'un pont. L'autre choix &#233;tait de se prendre en main et de s'avouer vaincu. Vaincu oui. Paradoxalement le d&#233;but de la victoire sur la maladie commence par l'acceptation d'une d&#233;faite. S'avouer que le repli sur soi et l'id&#233;e de tenir ad vitam aeternam mon secret dans mon bunker mental &#233;taient des id&#233;es fausses. Tear down the Wall, il faut se rendre et apr&#232;s avoir, tenace, tenu coute que coute, ent&#234;t&#233; tellement longtemps, mettre un genou &#224; terre et renoncer &#224; vingt cinq ans de lutte est une d&#233;cision de m&#234;me nature que celle que j'ai pris le jour o&#249; j'ai d&#233;cid&#233; de la fermer pour toujours. Il fallait une aide ext&#233;rieure puis courage et volont&#233;. Une main &#233;tait tendue depuis le haut du mur pour me secourir, il ne me restait qu'&#224; la voir et &#224; lancer la mienne &#224; sa rencontre pour qu'elle me hisse hors de port&#233;e de la meute hurlante.
Le temps n'a aucune utilit&#233;, il ne sert &#224; rien, il est comme rien, il n'aide pas, n'oublie pas. Ce n'est pas le temps de l'espoir ou du d&#233;sespoir mais le temps suspendu, qui se r&#233;veille et s'acc&#233;l&#232;re &#224; la guise du cerveau, en cette mati&#232;re devenu autonome. Le cortex a cette &#233;tonnante facult&#233; de d&#233;cider seul de se souvenir en solitaire. Dans mon psychisme malade, d&#233;connect&#233; (ou sur-connect&#233;) des &#233;motions et des sentiments, comme une machine autonome, la cervelle refuse l'oubli ou l'int&#233;gration du souvenir dans le fil du temps. D&#233;synchronis&#233;, le temps psychique erre en solitaire. Devenu le ma&#238;tre il est parfaitement vain et inutile d'attendre cl&#233;mence ou piti&#233; de sa part. Il n'est pas magnanime et ne s'accordera pas au battement r&#233;gulier du pendule. L'oubli est son ennemi et il ne l'autorisera pas &#224; s'imposer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes au mois de Novembre 2010 et ma situation ne fait qu'empirer : cauchemars, reviviscence, perte de confiance, incapacit&#233; &#224; me projeter, id&#233;es morbides, ceci est nouveau et tr&#232;s inqui&#233;tant. Sans avoir directement d'id&#233;es suicidaires, je me dis que je serai plus utile mort que vivant. A quoi sert tout ce cirque ? Quel sens cela a-t-il ? Pourquoi se battre, si la lumi&#232;re s'&#233;teignait je dormirais enfin. Un accident de voiture et tout sera r&#233;gl&#233;. La pile d'un pont en b&#233;ton ferait bien l'affaire. Le pire est que je n'exag&#232;re pas, j'ai vraiment ces pens&#233;es l&#224;. Il faut me soigner et vite mais je n'y arriverai pas seul et avec le soutien de ma femme je prends la d&#233;cision de voir un psychiatre sp&#233;cialis&#233; dans ma pathologie.
Je vois dans la page T&#233;l&#233; du quotidien La Provence sous le titre &#171; Enqu&#234;te sur ce hommes que la guerre a bris&#233; &#187; la recension du reportage et du livre &#171; Sans blessures apparentes &#187; du grand reporter de guerre, Jean-Paul Mari, qui raconte les blessures psychiques cons&#233;cutives &#224; l'exposition au r&#233;el de la mort violente dont souffrent nombre de militaires, d'humanitaires, de journalistes et je r&#233;alise que mon cas n'est pas isol&#233;, on peut se soigner et on peut gu&#233;rir para&#238;t il. Un reportage film&#233; tir&#233; de ce livre me bouleverse. Dans l'impossibilit&#233; de l'acheter, il n'est pas &#224; vendre, je le vole sur le site Daily Motion. Je le regarde seul un soir dans une chambre d'h&#244;tel &#224; Toulouse en sanglotant, effondr&#233; ; &#231;a ne va pas fort du tout. Pas du tout.
Le site Trauma Psy li&#233; au livre &#171; Sans blessures apparentes &#187; donne quelques adresses dont celle d'un organisme li&#233; &#224; l'Assistance publique. Quel beau nom, quand on y pense, que &#171; L'assistance Publique &#187;. Je prends rendez &#8211; vous le vingt neuf novembre &#224; onze heures pour une consultation au p&#244;le psychiatrique de l'h&#244;pital de la Conception. L'H&#244;pital psychiatrique ! Il s'agit pour moi d'une transgression colossale. Voil&#224; bien un endroit o&#249; je ne pensais pas me rendre un jour comme patient. Tant qu'on n'est pas confront&#233; personnellement &#224; un probl&#232;me insoluble, qui vous hante, vous mange, vous englobe et finit par vous cuire, vous consid&#233;rez que ce type d'&#233;tablissement est fait pour les autres, les schizophr&#232;nes, les parano&#239;aques, les d&#233;pressifs, les maniaques, les pervers et autres malheureux. Ce n'est pas que ce soit mal vu, mais les probl&#232;mes, chez la plupart des hommes on n'en parle pas. Prolo ou bourgeois c'est le m&#234;me tarif, on la ferme. Maintenant je suis le fr&#232;re de ces gars l&#224; et m&#233;fiance, je crois que si on ose ouvrir les yeux on voit qu'il n'y a pas loin du capitole &#224; la roche tarp&#233;ienne. Pout &#234;tre honn&#234;te, ce lieu &#233;tait pour moi, un endroit pour les autres. Un no man's land inconnu pour esprits moulus. Me voici donc devant la porte de l'immeuble qui abrite le p&#244;le psychiatrique et comme un clebs qui garde son portail, je passe et repasse plusieurs fois devant l'entr&#233;e en h&#233;sitant, mais finalement je pousse la porte et c'est la bonne. Celle de la Cellule d'Urgence M&#233;dico &#8211; Psychologique (CUMP) qui s'occupe pr&#233;cis&#233;ment des cas similaires au mien. Les fameuses cellules psychologiques d'urgence. Des gens de bien. Contrairement &#224; toutes mes id&#233;es re&#231;ues, l'h&#244;pital est moderne, propre, lumineux. Toutes les portes sont ouvertes, le personnel qui passe dans un couloir vous salue avec le sourire. En un mot l'endroit est accueillant. La France est un pays de cocagne o&#249; sur un coup de t&#233;l&#233;phone, on vous re&#231;oit, on vous soigne, on ne vous demande pas d'argent, ni de comptes. Ca existe o&#249; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Me voici face &#224; un jeune psychiatre, empathique &#224; qui je donne ma confiance. &lt;br /&gt; &#171; Putain, je suis dans un h&#244;pital psychiatrique en train de parler &#224; un psychiatre. &#187;
Moment totalement hallucinant et inattendu.
Je lui raconte mon histoire, il pose des questions, l'entretien dure une heure. Je le verrai trois fois en tout. Quand il me demande qui m'adresse &#224; son service je lui r&#233;ponds que je m'adresse moi m&#234;me, il rel&#232;ve alors la t&#234;te, remet ses lunettes et me regarde se demandant quelle est la b&#234;te curieuse qui se trouve face &#224; lui. Le plus souvent il re&#231;oit des patients envoy&#233;s ici par leur famille ou leur m&#233;decin de famille. Le diagnostic est assez vite pos&#233;. Apr&#232;s ces s&#233;ances il me demande si j'ai d&#233;j&#224; entendu parler de PTSD, &#171; Post Traumatic Stress Disorder &#187;, en fran&#231;ais &#171; Syndrome post traumatique &#187;. Lors du rendez vous suivant, on pr&#233;cise des d&#233;tails et sur sa proposition, nous convenons de la th&#233;rapie &#224; suivre : &#171; Th&#233;rapie cognitive comportementale &#187; que je devrai suivre avec la psychologue du service et debriefing &#224; suivre avec le psychiatre. Le gars est bien, il demande mon assentiment pour transmettre les infos &#224; sa coll&#232;gue. Cela me surprend, mais c'est bien. Le courant passe et c'est important pour moi.
La jeune psychologue du service me prend en charge et &#224; raison d'une s&#233;ance par semaine bas&#233; sur la parole, l'&#233;crit, la sophrologie, des devoirs &#224; faire &#224; la maison que je fais consciencieusement je suis au bout de 4 mois pratiquement tir&#233; d'affaire : plus de cauchemars, plus de visions intrusives. Voil&#224; o&#249; j'en suis, des progr&#232;s immenses ont &#233;t&#233; accomplis et je suis dans de bonnes mains et dans la bonne direction. Avant l'&#233;t&#233; ce traumatisme aura &#233;t&#233; r&#233;int&#233;gr&#233;, c'en est l'objectif, dans le fil des souvenirs, mauvais certes, mais non plus comme une angoisse externe &#224; ma conscience et qui vient m'attaquer &#224; son gr&#233; et &#224; son heure.
Reste &#224; en parler. A mes enfants, grands maintenant, aux amis, &#224; la famille. Pas toujours facile, mais ce qui &#233;tait hier une impossibilit&#233; totale devient faisable.
Rien n'est d&#233;finitif mais la majeure partie du trajet, c'est certain, a &#233;t&#233; accomplie. Sentiment joyeux de lib&#233;ration. Ni euphorie exalt&#233;e qui pourrait pr&#233;c&#233;der la rechute, ni certitude d'&#234;tre sorti d'affaire pour toujours mais impression que les nuages noirs ont quitt&#233; le ciel, que les fen&#234;tres ont &#233;t&#233; ouvertes et qu'un vent frais rend l'air de la pi&#232;ce plus respirable. Presque vingt cinq ans de blocage, maladie, prison mentale, appelons &#231;a comme on veut, qui est, petit &#224; petit, en train de s'&#233;loigner et bient&#244;t de rendre l'&#226;me. Ca fait du bien. Je l'avoue, je suis fier d'avoir d&#233;cid&#233; d'entreprendre cette d&#233;marche, d'avoir eu le courage d'effectivement la commencer, d'avoir pers&#233;v&#233;r&#233; et d'avoir atteint un seuil que je n'ose pas encore qualifier de gu&#233;rison.
D&#233;but avril, temps estival, je retourne &#224; la CUMP, rendez &#8211; vous &#224; 16.30 heures, 16.45 je quitte le bureau : &#171; Monsieur je ne peux plus rien pour vous, vous &#234;tes tir&#233; d'affaire &#187; J'ose : &#171; Il n'y a pas de risque de r&#233;cidive ? &#187; R&#233;ponse claire et limpide : &#171; Rarissime, mais si vous vous sentez moins bien vous pouvez appeler quand vous voulez, voici le num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone du service &#187;. Voil&#224; c'est fini. Je m'en doutais mais avec le cachet de la facult&#233; c'est encore mieux, l'estampille en donne la preuve. Un sentiment d'infini m'envahit tout entier. Ce doit &#234;tre ce qu'on appelle la pl&#233;nitude.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un an a pass&#233; et nous sommes en juillet 2012, j'envoie ce t&#233;moignage et au cours de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e aucun cauchemar, plus de vision. Gu&#233;ri. Reste un mauvais souvenir et une vie plus l&#233;g&#232;re, plus facile, plus douce.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>H&#244;pital Clavary de Grasse</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article603</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article603</guid>
		<dc:date>2012-07-04T20:39:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique15">Consultations</category>

		<dc:subject>R&#233;gion Provence-Alpes-C&#244;te-D'Azur. D&#233;partements 04 05 06 13 83 84</dc:subject>

		<description>04 93 09 56 59 &lt;br /&gt;Chemin de Clavary &lt;br /&gt;06130 Grasse


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Consultations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?mot72" rel="tag"&gt;R&#233;gion Provence-Alpes-C&#244;te-D'Azur. D&#233;partements 04 05 06 13 83 84&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;04 93 09 56 59&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br /&gt; Chemin de Clavary &lt;br /&gt; 06130 Grasse&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Deux articles exceptionnels dans la section documentation/ articles professionnels</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article602</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article602</guid>
		<dc:date>2012-06-12T10:09:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23">Actualit&#233;</category>


		<description>C'est avec un immense plaisir que nous publions deux articles &#233;crits par des chercheurs que nous soutenons, et notamment le Dr Eric Bui de Toulouse qui est actuellement &#224; Boston. Ces articles, fruits de leur recherche ont &#233;t&#233; publi&#233;s par des &#233;ditions aussi prestigieuses que le Journal Am&#233;ricain de Psychiatrie. &lt;br /&gt;C'est avec le Pr Brunet que nous avions &#233;dit&#233; un CD &quot;CAPS&quot; pour former les professionnels de sant&#233; &#224; l'utilisation de la CAPS. Ce CD est toujours disponible sur simple demande. &lt;br /&gt;Ces articles sont (...)


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est avec un immense plaisir que nous publions deux articles &#233;crits par des chercheurs que nous soutenons, et notamment le Dr Eric Bui de Toulouse qui est actuellement &#224; Boston. Ces articles, fruits de leur recherche ont &#233;t&#233; publi&#233;s par des &#233;ditions aussi prestigieuses que le Journal Am&#233;ricain de Psychiatrie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est avec le Pr Brunet que nous avions &#233;dit&#233; un CD &quot;CAPS&quot; pour former les professionnels de sant&#233; &#224; l'utilisation de la CAPS. Ce CD est toujours disponible sur simple demande.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces articles sont en anglais, mais nous esp&#233;rons que vous pourrez en tirer profit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Bient&#244;t un DU de psychotraumatologie &#224; Clermont-Ferrand.</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article590</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article590</guid>
		<dc:date>2012-02-03T14:02:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23">Actualit&#233;</category>


		<description>L'Universit&#233; de Clermont-Ferrand en pointe sur le sujet. &lt;br /&gt;Ce DU est anim&#233; par des intervenants de tr&#232;s grande notori&#233;t&#233; dans le domaine du psychotrauma. Tous les d&#233;tails dans l'espace professionnel du site.


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'Universit&#233; de Clermont-Ferrand en pointe sur le sujet.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Ce DU est anim&#233; par des intervenants de tr&#232;s grande notori&#233;t&#233; dans le domaine du psychotrauma. Tous les d&#233;tails dans l'espace professionnel du site.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>CVM Centre de Victimologie des Mineurs</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article589</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article589</guid>
		<dc:date>2012-02-02T17:33:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique14">Liens</category>


		<description>Ce site internet a pour vocation d'informer et de r&#233;orienter sur l'aide et l'accompagnement des mineurs victimes, que ce soit sur le plan juridique, m&#233;dical, social ou psychologique.

-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Liens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Ce site internet a pour vocation d'informer et de r&#233;orienter sur l'aide et l'accompagnement des mineurs victimes, que ce soit sur le plan juridique, m&#233;dical, social ou psychologique.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>PHARE Enfants-Parents</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article586</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article586</guid>
		<dc:date>2011-11-15T09:56:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique14">Liens</category>


		<description>Pr&#233;vention du mal-&#234;tre et du suicide des jeunes : &#233;coute t&#233;l&#233;phonique des parents en difficult&#233; avec un enfant en souffrance et des parents d'enfant suicid&#233;, forum de discussion. Groupe de parole pour parents endeuill&#233;s. Information et interventions en milieu scolaire. &lt;br /&gt;Ligne d'&#233;coute : 0810 810 987 &#8211; Email : vivre@phare.org


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Liens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;vention du mal-&#234;tre et du suicide des jeunes : &#233;coute t&#233;l&#233;phonique des parents en difficult&#233; avec un enfant en souffrance et des parents d'enfant suicid&#233;, forum de discussion. Groupe de parole pour parents endeuill&#233;s. Information et interventions en milieu scolaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ligne d'&#233;coute : 0810 810 987 &#8211; Email : vivre@phare.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Centre Hospitalier Sp&#233;cialis&#233; Vauclaire</title>
		<link>http://traumapsy.com/spip.php?article585</link>
		<guid isPermaLink="true">http://traumapsy.com/spip.php?article585</guid>
		<dc:date>2011-10-30T13:21:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Christine Millequand</dc:creator>

<category domain="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique15">Consultations</category>

		<dc:subject>R&#233;gion Aquitaine. D&#233;partements 24 33 40 47 64</dc:subject>

		<description>05 53 82 82 82 &lt;br /&gt;24700 Montpon-Menesterol


-
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Consultations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://traumapsy.com/spip.php?mot55" rel="tag"&gt;R&#233;gion Aquitaine. D&#233;partements 24 33 40 47 64&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;05 53 82 82 82&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;24700 Montpon-Menesterol&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>





</channel>

</rss>
